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Pour mieux connaître le processus olfactif et mieux comprendre l'importance que le parfum tient dans notre vie, nous pouvons suivre de façon schématisée le voyage d'une odeur. Le Professeur MAC LEOD, spécialiste de la question, nous donne la définition suivante de l'odeur :"L'odeur, c'est la perception par notre conscience d'une forme lorqu'un stimulus particulier vient en contact avec notre muqueuse olfactive."
En effet, la source odorante émet une "substance" transportée par l'air et qui parvient par ce mouvement jusqu'à nos narines, "formant" un stimulus. A la source donc, une matière odorante, parfum, aliment, etc. Ce stimulus a besoin d'un support, l'air pour les êtres vivant sur terre. A l'arrivée, un organisme qui sent et ressent. La définition de l'odeur ci-dessus a l'immense mérite de relativiser "humainement" le phénomène : "perception par notre conscience..."
Quant à la nature du phénomène qui sous-tend le stimulus, de la source odorante à la muqueuse olfactive qui reçoit l'odeur, certaines questions se posent encore aux savants neuro-physiologistes qui étudient ce phénomène : est-il de nature moléculaire corpusculaire ou vibratoire? Le même problème se pose encore pour la nature de la Lumière qui semblerait se comporter sur un mode tantôt corpusculaire, tantôt vibratoire. Le lien n'étonnera pas les personnes habituées à penser sur un plan subtil... Cela fera partie des recherches du futur! Nous comprendrons alors le lien pensée-lumière-parfum et le bien-fondé d'une thérapie alliant lumière et couleurs (chromothérapie), sons (sonorthérapie ou musicothérapie) et parfums (parfumothérapie, olfactologie(C), etc.), dans l'allégement des psychopathologies et des déséquilibres hormonaux.
Pour l'instant, la conception courante habituellement admise pour l'odeur peut-être à tort, cela reste à démontrer, est celle d'un phénomène gazeux, donc corpusculaire!
L'odeur, véhiculée par l'air, arrive donc à la muqueuse olfactive, partie supérieure ou "tache jaune" de la muqueuse qui tapisse les fosses nasales sur environ 10 cm2 chez l'être humain . A ce niveau, au cours de l'ingestion d'aliments, l'image "gustative" se forme au même endroit que l'image olfactive. Cette muqueuse olfactive est un neuro-épithélium au niveau duquel le contact avec l'odeur déclenche un phénomène électrique qui fait se dessiner une "image" d'excitation caractéristique. Ce neuro-épithélium est constitué d'environ un million de cellules spécialisées appelées neurocapteurs olfactifs qui sont, à travers le mucus nasal, en contact avec le milieu extérieur.
A l'autre pôle de chaque cellule s'échappe l'axone qui franchit la lame criblée de l'ethmoïde (os de la base du crâne) et qui, regroupée aux autres axones, donne le nerf olfactif dont l'ensemble est relié au bulbe olfactif, centre majeur de la "transmission".
Après le bulbe olfactif, la première structure innervée est le noyau olfactif antérieur. A ce niveau, le côté droit et le côté gauche sont reliés par un pont de fibres nerveuses. Grâce à cette liaison, chacun des deux bulbes peut influencer le fonctionnement du bulbe opposé, en l'inhibant par exemple, permettant de déceler la direction et l'intensité du message olfactif.
Après le noyau olfactif, les prolongations nerveuses arrivent dans une zone spécifique du cerveau appelée circonvolution de l'hippocampe, ou cortex olfactif, ceci par un circuit direct, constitué de 2 chaînes de neurones seulement. Le Cortex olfactif est situé dans la partie supérieure du système limbique, recouvert par le corps calleux.
LES TROIS "ETAGES" DU CERVEAU
Pour une meilleure compréhension, distinguons de façon schématique trois "étages" principaux du cerveau:
ETAGE "SUPERIEUR": CERVEAU PENSANT-COGNITIF
fruit de notre récente évolution, aboutissant à la prise de conscience de notre état et du monde qui nous entoure: néo-cortex, thalamus.
ETAGE "MOYEN": CERVEAU MEMOIRE-EMOTION:
SYSTEME LIMBIQUE ou PALEO-CORTEX, ou RHINENCEPHALE, responsable de l'affectivité, siège de la mémoire et de l'apprentissage grâce auquel il peut exercer le contrôle des processus végétatifs. Là, le cortex de l'hippocampe est également le lieu de passage des informations à mettre en mémoire dans le néo-cortex, tout en étant consacré à l'analyse des perceptions olfactives.
ETAGE "ANCIEN" : CERVEAU REPTILIEN-INSTINCTIF:
Centre de l'hypothalamus, siège de la régulation thermique, des comportements alimentaires, sexuels, donc de l'instinct de conservation et de reproduction.
Les conduites de maternage et l'allaitement chez les mammifères sont programmées à ce niveau. Il contrôle L'hypophyse pour les régulations endocriniennes.
En fait, toutes ces structures sont reliées entre elles de façon très complexe avec interaction des unes sur les autres, chaque étage contrôlant l'étage inférieur ou tendant au contrôle par la maîtrise du cerveau conscient. Nous n'aborderons pas dans cet article le vaste et passionnant domaine des centres éthériques appelés chakras par la Tradition Hindoue et de leur lien avec le cerveau et nos centres hormonaux. Leur liaison avec les parfums étant liée à un travail approfondi sur le règne olfactif et à une expérience intérieure.
RELATION ENTRE LE SYSTEME OLFACTIF ET LE SYSTEME HYPOTHALAMIQUE
Il existe bien sûr une relation directe du système olfactif et du système hypothalamique, relation à la base des phénomènes d'interaction olfacto-sexuelle et olfacto-alimentaire prouvées par les expériences faites depuis une vingtaine d'années sur les mammifères et de manière moins directe sur les humains... Ainsi, les femmes sont particulièrement sensibles à certaines odeurs, musc par exemple, au moment de l'ovulation, alors qu'elles ne décèlent pas d'autres odeurs selon la période du cycle menstruel. Le comportement de la vache à la naissance du veau entre directement dans le cadre de cette relation olfacto-hypothalamique.
Par ailleurs, le lien étroit entre l'odorat et le système limbique explique pourquoi les impressions olfactives affectent l'état mental et physique à un point parfois plus fort que la vue ou l'ouie. Ce lien explique le grand pouvoir évocateur de l'odeur. Au niveau du cerveau pensant, le thalamus représente un "standard téléphonique" miniature vers lequel convergent toutes les informations sensitives et sensorielles (à l'exception de l'odorat qui va directement au cortex olfactif).
Le thalamus les répercute en une véritable "couronne rayonnante" ou "radiation thalamique" sur les aires spécialisées du néo-cortex où elles sont perçues consciemment, ceci par un circuit complexe de neurones. L'odorat, quant à lui, emploie la "voie directe" limbique-cortex par une chaîne de deux neurones seulement. L'interaction odorat-goût emprunte un circuit plus complexe. Elle est utilisée de manière très sophistiquée par la gastronomie, liée parfois à une recherche esthétique poussée dans les civilisations très raffinées dont la Chine reste un modèle.


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