Initiation à la parfumerie, introduction à la symbolique, vision d'avant-garde où le parfum retrouve le sens qu'il avait en Egypte antique, unir corps, âme, esprit, santé, bien-être, harmonie.|
JOELLE PELLEGRIN OLDENBOURG, Un Parfum d'Autobiographie ou une Autobiographie Parfumée ?
Joëlle est elle-même, à l’évidence, ce parfum dont elle nous écrit l’autobiographie bien…sentie.
Ce parfum, ami lecteur, est celui d’une femme en recherche d’elle-même, dont les attaches grassoises et un penchant précoce pour la spiritualité l’approchent à la fois des milieux de la parfumerie moderne et de son sens aigu du commerce et du profit, et l’en éloignent tout aussitôt, non sans que son « nez » ne l’incite à poursuivre dans la voie qui est la sienne, celle comme disait CASTANEDA du "chemin qui a du cœur". Cette voie trouve sa règle dans l’amour donné et reçu, dans la sensibilité et l’imagination qui, mieux que l’intelligence, permettent de s’ancrer dans le réel tout en y décelant ce qu’Eugène CANSELIET appelait la Réalité du Merveilleux. Joëlle nous l’explique d’emblée d’ailleurs, le hasard n’existe pas et le vilain petit canard a vite fait de découvrir son attirance pour les essences odorantes, mais surtout pour le Yoga qui allie le corps à l’esprit et déjà, avant même de rencontrer Pierre et de concrétiser leur union par la naissance d’un petit Samuel, c’est le premier signe du destin qui l’appelle en Inde pour finalement la guider vers l’Egypte, le pays de son âme personnelle…et celui des Salukis, ou lévriers Gazelle, qui, avec les faucons, faisaient les grandes heures des chasses des pharaons. Ame égyptienne de l’auteur, jeune vieille âme dont le « voyage » en cette existence, pour reprendre une expression chère à Judith HENRY, dont le pèlerinage en parfumerie, mais aussi en archéologie, consiste, visiblement, à s’approcher en permanence , avec une ténacité sans faille, soutenue semble-t-il par la Force forte de toutes forces, de la « Lumière de l’Invisible » dont le Frère Chevalier d’Héliopolis qu’était le Maître de Savignies, déjà cité, a lui-même été, toute sa vie, le fidèle serviteur. Tandis que Pierre entre également en parfumerie, pour Joëlle le lien Inde-Egypte se fait de lui-même au travers de la découverte de l’ « Initiation » égyptienne du professeur de Yoga Elisabeth HAICH, puis du couple d'égyptologues et philosophes grassois R.A. et Isha SCHWALLER DE LUBICZ. Leurs ouvrages, aussitôt et opportunément découverts, achèvent de convaincre Joëlle que oui, le temple est « dans l’homme » ( et la femme ) et que si, comme écrit le poète, la nature est elle-même un temple, nous sommes fils et filles de DIEU et des ELOHIM et la lumière est en nous tous. C’est cette lumière, cette petite musique ou voix intérieure qu’il nous appartient de nourrir en nous y fiant, en l’écoutant et, dès lors, les signes qu’elle nous donne croissent et se multiplient. Pour Joëlle, les prémonitions arrivent, les visions mêmes, soit directement soit au travers de rencontres « fortuites » mais toujours plus fréquentes avec des personnes, connues ou inconnues, qui, par leur témoignage, jouent un peu pour elle le rôle de messager ( angelos ) du Destin. Il en sera ainsi notamment lors de la grave maladie puis de la guérison de Samuel, du premier voyage en AL KHEMIT, sur les traces, que dis-je sur les pas, de l’argentier Jacques CŒUR (voir ci-dessous). La Terre Noire des pyramides est-elle, plus qu’une autre, sacrée ? Est-elle par excellence le Temple terrestre, reflet du Céleste ? Est-elle la terre d’élection de la Table d’Emeraude de THOT-HERMES et par là de la Pierre Philosophale ? Nous touchons là au « grand mystère » d’une quête grande comme nulle autre, celle de l’Arche d’Alliance, et peut-être du Graal. Ce mystère, l’auteur, et ce n’est pas le moindre mérite de son récit, nous le dévoile à mots contenus, et aussitôt, sagement, le revoile. Elle parle d’or, puis, harpocratiquement, apocalyptiquement, se tait. Nous l’imiterons ici. Lecteur, écoute je te prie ce silence de grand prix. Que l’Egypte, terre du Sphinx et du Phénix (quelle parenté dans ces deux mots !) soit du moins un temple éminent, Joëlle l'affirme, après tant d’autres sur la voie de la Tradition. Ce temple, elle nous le montre vivant, dieux et déesses s’animent sous sa plume, mais aussi, n ‘en doutons pas, dans sa vie. Elle y rencontre NEFERTEM, dieu des parfums, mais surtout, femme, elle y retrouve NEPTHYS, sœur éthérée de Notre Dame la Noire, ISIS, divinité nourricière et embaumeuse d’OSIRIS le sauveur sacrifié. Et c’est derechef la découverte de la dimension sprituelle de la parfumerie, dont l’embaumement égyptien est le symbole. Pour paraphraser la chanson, embaumons-nous vivants de joie, d'énergie dans la quête des odeurs et des parfums, recommande l’auteur. Tout homme, toute femme est un être unique, unité de corps, d’âme et d’esprit, et à cette unicité fondamentale correspond un parfum. L’astrologie véritable, qui incline mais ne détermine pas, car nous restons dans nos réincarnations successives responsables de la conduite de nos vies, est bien entendu une clé importante, parmi d’autres, de cette approche, que l’on pourrait qualifier aussi de post-moderne, et c’est bien là le défi que se lance, avec authenticité, Joëlle, en créant une ligne indépendante de parfums qui porte le nom de NEPHTYS, la «Déesse du Temple ». Ecrivain brillant, à l’humour tendre, notre auteur est donc, dans le même temps, un chef d’entreprise courageux, bien loin d’être illuminé(e), sinon dans le meilleur sens du terme. La force de ses convictions, qui entraîne naturellement l’adhésion, s’exprime encore et dans les faits, au travers de la création et de l’animation de l’institut KHEPERA, institut par elle voué à la renaissance et à la reconnaissance du Moyen Age et de l'antique Egypte. Pour quelle découverte déjà initiée et à compléter ou confirmer ? Ceci, dirait RUDYARD KIPLING est une autre histoire.
J’ajouterai pour ma part : pourtant, si vous m’avez bien lu, c’est la même.
Jean-Yves ARTEROQuel est votre autobiographique parfum, Joëlle, celui du lotus bleu, du lys blanc ou de la rose rouge? Ne le sachant, et n’étant pas parfumeur, je me permets de vous faire simplement, et en toute amitié, l’hommage de ces trois « fioretti » au parfum d’éternité. |


